Guerre à Gaza : Netanyahou s’exprimera devant le Congrès américain en juillet

RMAG news

Après des mois de malaise de l’administration de Joe Biden face à la conduite de la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou prononcera un discours devant le Congrès américain à Washington le 24 juillet, a indiqué jeudi à l’AFP une source parlementaire.

Dans leur lettre d’invitation à Benyamin Netanyahou, les quatre leaders parlementaires de la Chambre et du Sénat se sont dits “avec l’Etat d’Israël dans sa lutte contre le terrorisme”. Le président américain, lui, a dit publiquement son opposition à une offensive terrestre de grande ampleur à Rafah où plus d’un million de civils sont piégés, et a menacé de cesser certaines livraisons d’armes à Israël si son avertissement n’était pas entendu.

Les infos à retenir

⇒ Netanyahou s’exprimera devant le Congrès américain le 24 juillet

⇒ Le chef de l’ONU met en garde contre un conflit “plus large” au Liban

⇒ Selon le Hamas, “il n’y a pas de nouvelle proposition” de cessez-le-feu

A Gaza, un hôpital fait état d’au moins 37 morts dans une frappe revendiquée par Israël

Un hôpital de la bande de Gaza a fait état jeudi de la mort d’au moins 37 personnes dans un bombardement contre une école de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans la région de Nousseirat, l’armée israélienne revendiquant cette frappe qui visait “une base du Hamas”.

“Nous dormions, et à 02H00 du matin, nous avons vu le plafond, les murs et les fenêtres nous tomber dessus”, a raconté à l’AFP Salmane al-Maqdama, une Palestinienne témoin du bombardement. Le chef de l’Unrwa Philippe Lazzarini a affirmé qu’Israël avait frappé “sans avertissement préalable” l’école, transformée en abri pour la population déplacée par les combats.

Les Etats-Unis ont appelé Israël à être “pleinement transparent”, notamment en “rendant publique” les “noms des personnes” tuées dans la frappe, a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller.

Israël-Liban : le chef de l’ONU met en garde contre un conflit “plus large”

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi à la cessation des hostilités le long de la ligne de démarcation fixée par les Nations unies entre Israël et le Liban, s’inquiétant d’un risque de “conflit plus large aux conséquences dévastatrices pour la région”. “Alors que les échanges de feu continuent autour de la Ligne bleue, le secrétaire général appelle à nouveau les parties à un cessez-le-feu urgent”, a déclaré son porte-parole Stéphane Dujarric dans un communiqué.

Les échanges de tirs quotidiens entre l’armée israélienne et le Hezbollah libanais se sont intensifiés ces derniers jours, en pleine guerre dans la bande de Gaza entre Israël et le Hamas palestinien, dont le Hezbollah est un allié. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a affirmé mercredi qu’Israël était “prêt pour une opération très intense” à sa frontière nord, alors que des tirs de roquettes et de drones par la formation libanaise depuis le sud du Liban ont provoqué en début de semaine plusieurs incendies dans le nord d’Israël, près de la frontière.

Selon le Hamas, “il n’y a pas de nouvelle proposition” de cessez-le-feu

Un haut responsable du Hamas a déclaré jeudi que le plan présenté par Joe Biden la semaine dernière ne constituait pas une “nouvelle proposition” en vue d’un accord avec Israël pour un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et la libération d’otages.

Le président américain avait annoncé le 31 mai les grandes lignes d’un plan par étapes, proposée selon lui par Israël, en vue d’un cessez-le-feu complet entre l’armée israélienne et le Hamas dans la bande de Gaza, incluant une libération progressive des otages retenus à Gaza.

“Il n’y a pas de proposition, ce ne sont que des mots prononcés par (Joe) Biden dans un discours, a estimé M. Hamdane. Jusqu’ici, les Américains n’ont présenté aucun document qui les engage à respecter ce que Biden a dit dans son discours.” Selon le responsable du Hamas, le président démocrate a “essayé de dissimuler le rejet israélien” d’un autre accord présenté au début du mois de mai qui avait été accepté par le mouvement palestinien. Ce dernier prévoyait un cessez-le-feu permanent et le retrait complet des troupes israéliennes de la bande de Gaza.