Score carbone : comment sont jaugées les multinationales

Score carbone : comment sont jaugées les multinationales

La société Axilya continue de documenter le débat autour du principe “pollueur payeur”. Spécialisée dans le conseil en investissement financier responsable, elle a développé en 2019 le score carbone, qui évalue la capacité d’une entreprise à s’acquitter de sa facture carbone. Il indique aux investisseurs et aux particuliers si l’entreprise est vraiment rentable et responsable, après imputation du coût du CO₂ qu’elle émet.

Pour l’établir, Axilya évalue les émissions de CO₂ d’environ 600 sociétés cotées européennes. La méthodologie recense les émissions directes – pour fabriquer le produit, chauffer les bureaux, etc. – mais aussi indirectes, qui intègrent toutes les émissions en amont et en aval de la fabrication. Cela va des achats auprès des fournisseurs jusqu’au traitement des déchets, en passant par les trajets des clients. Ce volume de CO₂ est ensuite converti en euros, sur la base du prix du carbone défini par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

Ce coût environnemental est alors comparé au résultat d’exploitation de l’entreprise. Il en résulte un “risque carbone”, affiché sous la forme d’une lettre allant de A à F. Du côté du CAC 40, les mauvais élèves, notés E ou F dans le dernier classement, sont des énergéticiens (TotalEnergies, Engie), mais aussi des constructeurs automobiles (Stellantis, Renault) ou aéronautiques (Airbus, Safran). Les meilleurs opèrent plutôt dans la tech (Capgemini, Dassault Systèmes) ou la consommation (L’Oréal, Kering, Hermès).